Les journalistes à la botte du gouvernement

Hier soir, il nous a été donné d’assister en direct à l’inquiétante dérive du système médiatique en pleine campagne présidentielle.

Marine Le Pen, interviewée par le journaliste Pujadas dans le cadre de l’émission « l’invitée politique » est habituée au traitement sans concession ni complaisance que lui réservent d’ordinaire les médias.

Mais c’est un véritable coup tordu qui avait été préparé contre elle par les camarades-journalistes de cette chaîne qui, faut-il le rappeler, fait partie du service public et devrait donc s’astreindre à un minimum de neutralité, c’est à dire de respect des téléspectateurs payeurs de la redevance et citoyens ayant droit à une information honnête.

En effet, passées les premières minutes de l’interview et les questions sur le programme de notre candidate, l’interview prit soudain l’allure d’un interrogatoire et le journaliste se transforma en procureur.

On vit donc défiler à  l’écran et dans une certaine confusion, de pseudo documents, de prétendus témoignages (très librement interprétés par les journalistes-militants de la 2)  sur… « les affaires », ou « les dérapages » censés impliquer des proches de Marine.

Spectacle pitoyable indigne du service public d’un pays démocratique, véritable forfaiture concoctée de toutes pièces pour les besoins de la campagne en cours.

La grossièreté des procédés utilisés, le caractère provocateur et outrancier des questions posées étaient à l’évidence destinés à déstabiliser l’invitée. Mais une fois encore, Marine sut « faire front ». Face à la bêtise des accusations elle répondit par l’explication et la pédagogie. Face à l’outrance et la provocation, elle rétorqua par l’ironie.

Après cette brillante démonstration de tripatouillage de l’information par un journaliste du service public, on serait tenté d’ accabler le porte-flingue d’un soir, Pujadas.

Ce serait oublier que  derrière un Pujadas et son oreillette se cachent une équipe et des donneurs d’ordre qui dictent la ligne politique.

Cette ligne politique est l’obsession du socialisme agonisant. Elle peut se résumer en quelques mots : faire baisser Marine Le Pen à tout prix.

Aujourd’hui même, les journalistes du Monde reprenaient d’ailleurs les mêmes « dossiers » pourtant vides et se jetaient à leur tour sans la moindre vergogne dans cette croisade obsessionnelle du pouvoir contre Marine.

On voit donc un peu plus chaque jour comment au travers des différents médias, journaux, radios, chaînes de télévision mobilisés pour la circonstance, c’est une seule et même voix qui s’exprime : celle du Système politico-médiatique et de ses séides.

Désormais ce système nous impose partout l’omniprésence insupportable de SON candidat, qui est aussi le candidat choisi par les banques et le  patronat : Macron. Et il s’acharne avec la dernière énergie contre la seule candidate en mesure de l’emporter face lui : Marine Le Pen.

Plus que jamais, laissons la machine médiatique à ses manipulations indignes, et tournons-nous résolument vers les réseaux sociaux, car c’est là que s’organise la résistance et que se construit la victoire du 23 avril et du 7 mai.

Mais on peut aussi aller sur le site de france2 et y poster un commentaire à l’intention de Mme Delphine Ernotte présidente de France Télévisions, nommée par… Hollande, amie de… Macron, et inspiratrice incontournable des journalistes de france2 et des autres chaînes du service public.

Paul Manuel

Un commentaire

  • Odile Lasfargues Bouyon

    Remarquable analyse d’un système médiatique aux abois. Le service public s’est déshonoré par cette insulte faite à une candidate qui représente sans doute aujourd’hui un tiers des Français et par cette injure faite aux téléspectateurs qui, espérons le, n’auront pas été dupes face à la grossièreté des méthodes utilisées. J’ai également posté un commentaire à France 2, leur exprimant mon indignation.
    Odile Lasfargues-Bouyon
    SD adjointe Fédération Ardèche

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